BabyZeroes : épisodes 1-6

 

Episode 1 : le bleu est une jolie couleur ?

Sous-sols de Paris, en plein coeur du métro ; France.

   Nathan devait rallier son cour d’harmonica à l’autre bout de la ville et avait déjà plusieurs minutes de retard ; voilà ce qui se passait lorsqu’on loupe le train. Ce que le jeune homme ne savait pas c’est qu’il n’arriverait pas à l’heure au conservatoire à cause d’évènement dépassant l’imagination même de l’être humain.

   Foutu merdier ! jura-t-il intérieurement. Les odeurs d’aisselles imprégnées de sueurs chaudes n’était pas, de son point de vue, la meilleure des senteurs que le monde ait connu. Sa tête s’était ce jour là retrouvée entre la poitrine d’un vieillard et la gouttière porteuse de sueur chaude du tee-shirt d’une femme qui laissait tomber ses sudations dans les yeux du jeune garçon ; loin d’être un rêve. C’est pour cela qu’il fût en partie heureux de l’arrêt du train et de l’extinction des lumière, en effervescence devant la soudaine immobilité des passager du wagon, mais appeuré par l’état de ses mains soudainement devenue bleue.

- Tu es l’un des notres, dit une voix dans son dos, si proche qu’il pouvait sentir le souffle froid de l’homme dont elle provenait contre son cou. Tu possèdes comme moi un pouvoir hors du commun, continua-t-il face au mutisme de Nathan, et tu seras sans doute destiné à de grandes choses.

   Le jeune garçon regarda une nouvelle fois les paumes de ses mains : bleues. Une vive lumière bleue s’en échappait et venait éclairer tout le wagon.

- Pouvez-vous me dire à quoi sert ce pouvoir ? demanda ensuite le jeune homme sans même oser se retourner.

- Il ne sert à rien, reprit la voix, strictement à rien.

   La lumière se ralluma, et le train repartit comme si rien ne s’était passé.

Episode 2 : moi je ne paie pas l’entrée de la piscine.

Quelques mètres au-dessus…

- Max ! Veux tu bien cesser de faire le con ?

   Encore une fois son frère jumeau n’en faisait qu’à sa tête… Elle lui avait pourtant répété que les pouvoirs dont ils étaient dotés ne devaient pas servir à deux choses : faire le mal et casser les pieds aux grand-mères. Ce qu’il faisait en ce moment même entrait dans les deux catégories.

- Maximilien De La Batelière voulez-vous immédiatement arrêter ce que vous faites !

   Cette fois ci il l’avait entendu et avait mis fin au mouvement du tourniquet qu’il passait et repassait un nombre incalculable de fois devant les yeux médusés d’une dizaines de vieilles.

- Et à quoi servent nos pouvoirs si l’on ne peut pas s’en servir ? demanda-t-il à sa soeur sur un ton agressif une fois qu’ils furent dans les vestiaires de la piscine municipale. Permets au moins que l’on économise une quinzaine d’euros en passant gratuitement !

- Ce n’est pas parce que tu peux passer les tourniquets sans ticket que tu peux t’autoriser à être au dessus des autres, dit elle simplement à son frère avant de tourner la tête.

Episode 3 : fuir avec les mains dans les poches.

Encore en dessous…

   Nathan se pressa de fourer ses deux mains désormais bleues dans les poches de son jean. Il se retourna ensuite pour voir si personne ne l’avait remarqué, puis afin de remarquer que son étrange interlocuteur avait disparu sans laisser de trace. Comment avait il fait pour arrêter le métro et les gens à l’intérieur ? Etait-ce un de ses étranges pouvoirs inutiles dont il avait parlé ? Si oui, alors il se pourrait que ces dons ne soit pas si nuls qu’il le fait croire. Après tout il pourrait peut être même être un super-héros s’il le voulait ; même si ses mains lui faisait croire le contraire…

- Excusez-moi, lui dit une vieille dame chez qui les dents avaient été remplacées par d’énormes taches noirâtres. Pardonnez-moi mais je pense que vous ne devriez pas ainsi éttoufer le petit animal bleu que vous tenez dans votre poche.

   La vieille était certes totalement secouée mais elle avait vu juste : ses mains dépassait des poches et laissait échapper la couleur bleu qui intrigua tout les passants des alentours. Le train s’arrêta. Nathan sortit et courru sans même oser un regard en arrière.

Episode 4 : et avec de la lessive le Chat ?

Toilettes pour homme du métro de Paris.

   Il fallait que la lumière parte à tout prix, qu’importe l’homme qui lui avait parlé de ses pouvoirs dans le métro et l’étrange interruption du temps. La seule vérité pour l’instant était que les paumes de ses mains brillait d’une lumière bleue criarde qu’il avait dût camoufler en les fourrant au fond de son sac de cours. Se précipiter aux toilettes afin de trouver de l’eau et une savonette se trouvait être son unique objectif.

   Un homme en costume le regarda passer en courant, une femme ne le lâcha du regard qu’une fois l’avoir perdu de vue, et il bousculla même un ignoble punk aux odeurs corporelles douteuses qui se ravisa au dernier instant de lui courir après pour le défoncer ; après tout il n’y avait aucune utilité à défoncer un gosse. Pour Nathan, peut importait le regard des autres, il fallait juste qu’il enlève ça de ses mains.

   Il entra aux toilettes pour hommes, savonna ses mains de schtroumfs avec force, et les passa plusieurs fois sous l’eau ; ce fût inutile, elles gardaient leurs lueurs étranges. Le garçon resta interdit quelques secondes, puis se reprit. Pas de cours de musique aujourd’hui, pas d’escapade en ville avec des potes, et encore moins de McDo le soir… Il devait rentrer chez lui et réfléchir à une solution à son problème.

Episode 5 : pourquoi suis-je bleu ?

Rue de Paris.

   Un pouvoir qui ne sert strictement à rien… Où se trouve l’intérêt ? Nathan n’avait jamais compris le désarrois des supers-héros lors de la découverte de leurs pouvoirs. D’après lui, il était plus qu’important d’être exceptionnel, alors se pendre à des toiles d’araignées, se changer en homme vert surpuissant, avoir une force herculéenne, sauver le monde…, tout cela était merveilleux et il aurait fallu, de son point de vue, en être enchanté. Un héros prenait, en même temps que ses pouvoirs, des responsabilités supérieur à celle de tout humain.

   Le bruit de ses pas résonnait dans la rue en dessous de chez lui, lentement, presque en silence, sans que rien autour de lui ne viennent perturber ses pensées. Des pouvoirs, inutiles, mais des pouvoirs dans tout les cas. Qui ne rêva jamais de posséder des qualités exceptionnelles ? En tout cas pas lui. Depuis tout petit il rêvait d’avoir quelque chose en plus de ce qu’avaient généralement les êtres humains normaux ; il lui en avait toujours fallu plus, surtout après ce qu’il s’était passé au cours de son histoire il y a trois ans. Le jeune homme leva les yeux au ciel et, plaçant sa main devant son visage, droit vers le ciel, repensant à son histoire, il proclama de façon pratiquement solennelle :

- Tu sais papa, ce pouvoir, je pourrais réussir à m’en servir pour devenir une personne exceptionnelle. Peut être que tu seras fier de moi un jour grâce à cela ; où que tu sois.

   Et il sera le poing, plantant ses ongles dans sa peau, comme un signe d’une future victoire. Sans même le savoir Nathan se transformait en une autre personne, plus forte, déterminée à faire changer sa vie à l’aide d’un pouvoir. La première étape de sa quête allait être de retrouver l’homme qui lui avait parlé dans le métro afin de le pousser à lui dire ce qu’il savait sur lui et son pouvoir. Ceci était le début de son histoire.

Episode 6 : à poil Mato !

Tokyo, Japon.

- Mato, montre nous ton cul ! Matons ton cul Mato !

   Voilà ce qui se passait lorsque Mato buvait un petit verre de trop avec ses collègues le samedi soir : une beuverie sans précédent qui tourne au strip-tease. Sa tête lui tournait, ses yeux roulaient au fond de ses orbites sous l’effet de l’alcool et il se demandait au fond de lui s’il n’allait pas chavirer d’un instant à l’autre. Autour de lui, ses collègues lui hurlaient certaine chose dont il se moquait éperdument ;  Mato n’écoutait pas, il était totalement bourré. La seule et unique chose qu’il voyait encore était la bouteille de saké qu’il tenait entre ses doigts et dont le fond restant remuait d’un air provoquant comme pour l’inciter à le boire.

- Allez Mato, bois donc ton verre ! Mato, t’es pas un rigolo ?

   Mato n’aimait pas être provoqué, donc il a bu tout le reste de la bouteille, et s’est évanouie.

- Les mecs, Mato est complètement K.O ! Faisons lui une farce !

   C’est ainsi que le pauvre Mato se retrouva endormie sur les coups de deux heures du matin devant la porte de son appartement, sans ses clés.


Archive pour septembre, 2011

BabyZeroes : épisodes 1-6

 

Episode 1 : le bleu est une jolie couleur ?

Sous-sols de Paris, en plein coeur du métro ; France.

   Nathan devait rallier son cour d’harmonica à l’autre bout de la ville et avait déjà plusieurs minutes de retard ; voilà ce qui se passait lorsqu’on loupe le train. Ce que le jeune homme ne savait pas c’est qu’il n’arriverait pas à l’heure au conservatoire à cause d’évènement dépassant l’imagination même de l’être humain.

   Foutu merdier ! jura-t-il intérieurement. Les odeurs d’aisselles imprégnées de sueurs chaudes n’était pas, de son point de vue, la meilleure des senteurs que le monde ait connu. Sa tête s’était ce jour là retrouvée entre la poitrine d’un vieillard et la gouttière porteuse de sueur chaude du tee-shirt d’une femme qui laissait tomber ses sudations dans les yeux du jeune garçon ; loin d’être un rêve. C’est pour cela qu’il fût en partie heureux de l’arrêt du train et de l’extinction des lumière, en effervescence devant la soudaine immobilité des passager du wagon, mais appeuré par l’état de ses mains soudainement devenue bleue.

- Tu es l’un des notres, dit une voix dans son dos, si proche qu’il pouvait sentir le souffle froid de l’homme dont elle provenait contre son cou. Tu possèdes comme moi un pouvoir hors du commun, continua-t-il face au mutisme de Nathan, et tu seras sans doute destiné à de grandes choses.

   Le jeune garçon regarda une nouvelle fois les paumes de ses mains : bleues. Une vive lumière bleue s’en échappait et venait éclairer tout le wagon.

- Pouvez-vous me dire à quoi sert ce pouvoir ? demanda ensuite le jeune homme sans même oser se retourner.

- Il ne sert à rien, reprit la voix, strictement à rien.

   La lumière se ralluma, et le train repartit comme si rien ne s’était passé.

Episode 2 : moi je ne paie pas l’entrée de la piscine.

Quelques mètres au-dessus…

- Max ! Veux tu bien cesser de faire le con ?

   Encore une fois son frère jumeau n’en faisait qu’à sa tête… Elle lui avait pourtant répété que les pouvoirs dont ils étaient dotés ne devaient pas servir à deux choses : faire le mal et casser les pieds aux grand-mères. Ce qu’il faisait en ce moment même entrait dans les deux catégories.

- Maximilien De La Batelière voulez-vous immédiatement arrêter ce que vous faites !

   Cette fois ci il l’avait entendu et avait mis fin au mouvement du tourniquet qu’il passait et repassait un nombre incalculable de fois devant les yeux médusés d’une dizaines de vieilles.

- Et à quoi servent nos pouvoirs si l’on ne peut pas s’en servir ? demanda-t-il à sa soeur sur un ton agressif une fois qu’ils furent dans les vestiaires de la piscine municipale. Permets au moins que l’on économise une quinzaine d’euros en passant gratuitement !

- Ce n’est pas parce que tu peux passer les tourniquets sans ticket que tu peux t’autoriser à être au dessus des autres, dit elle simplement à son frère avant de tourner la tête.

Episode 3 : fuir avec les mains dans les poches.

Encore en dessous…

   Nathan se pressa de fourer ses deux mains désormais bleues dans les poches de son jean. Il se retourna ensuite pour voir si personne ne l’avait remarqué, puis afin de remarquer que son étrange interlocuteur avait disparu sans laisser de trace. Comment avait il fait pour arrêter le métro et les gens à l’intérieur ? Etait-ce un de ses étranges pouvoirs inutiles dont il avait parlé ? Si oui, alors il se pourrait que ces dons ne soit pas si nuls qu’il le fait croire. Après tout il pourrait peut être même être un super-héros s’il le voulait ; même si ses mains lui faisait croire le contraire…

- Excusez-moi, lui dit une vieille dame chez qui les dents avaient été remplacées par d’énormes taches noirâtres. Pardonnez-moi mais je pense que vous ne devriez pas ainsi éttoufer le petit animal bleu que vous tenez dans votre poche.

   La vieille était certes totalement secouée mais elle avait vu juste : ses mains dépassait des poches et laissait échapper la couleur bleu qui intrigua tout les passants des alentours. Le train s’arrêta. Nathan sortit et courru sans même oser un regard en arrière.

Episode 4 : et avec de la lessive le Chat ?

Toilettes pour homme du métro de Paris.

   Il fallait que la lumière parte à tout prix, qu’importe l’homme qui lui avait parlé de ses pouvoirs dans le métro et l’étrange interruption du temps. La seule vérité pour l’instant était que les paumes de ses mains brillait d’une lumière bleue criarde qu’il avait dût camoufler en les fourrant au fond de son sac de cours. Se précipiter aux toilettes afin de trouver de l’eau et une savonette se trouvait être son unique objectif.

   Un homme en costume le regarda passer en courant, une femme ne le lâcha du regard qu’une fois l’avoir perdu de vue, et il bousculla même un ignoble punk aux odeurs corporelles douteuses qui se ravisa au dernier instant de lui courir après pour le défoncer ; après tout il n’y avait aucune utilité à défoncer un gosse. Pour Nathan, peut importait le regard des autres, il fallait juste qu’il enlève ça de ses mains.

   Il entra aux toilettes pour hommes, savonna ses mains de schtroumfs avec force, et les passa plusieurs fois sous l’eau ; ce fût inutile, elles gardaient leurs lueurs étranges. Le garçon resta interdit quelques secondes, puis se reprit. Pas de cours de musique aujourd’hui, pas d’escapade en ville avec des potes, et encore moins de McDo le soir… Il devait rentrer chez lui et réfléchir à une solution à son problème.

Episode 5 : pourquoi suis-je bleu ?

Rue de Paris.

   Un pouvoir qui ne sert strictement à rien… Où se trouve l’intérêt ? Nathan n’avait jamais compris le désarrois des supers-héros lors de la découverte de leurs pouvoirs. D’après lui, il était plus qu’important d’être exceptionnel, alors se pendre à des toiles d’araignées, se changer en homme vert surpuissant, avoir une force herculéenne, sauver le monde…, tout cela était merveilleux et il aurait fallu, de son point de vue, en être enchanté. Un héros prenait, en même temps que ses pouvoirs, des responsabilités supérieur à celle de tout humain.

   Le bruit de ses pas résonnait dans la rue en dessous de chez lui, lentement, presque en silence, sans que rien autour de lui ne viennent perturber ses pensées. Des pouvoirs, inutiles, mais des pouvoirs dans tout les cas. Qui ne rêva jamais de posséder des qualités exceptionnelles ? En tout cas pas lui. Depuis tout petit il rêvait d’avoir quelque chose en plus de ce qu’avaient généralement les êtres humains normaux ; il lui en avait toujours fallu plus, surtout après ce qu’il s’était passé au cours de son histoire il y a trois ans. Le jeune homme leva les yeux au ciel et, plaçant sa main devant son visage, droit vers le ciel, repensant à son histoire, il proclama de façon pratiquement solennelle :

- Tu sais papa, ce pouvoir, je pourrais réussir à m’en servir pour devenir une personne exceptionnelle. Peut être que tu seras fier de moi un jour grâce à cela ; où que tu sois.

   Et il sera le poing, plantant ses ongles dans sa peau, comme un signe d’une future victoire. Sans même le savoir Nathan se transformait en une autre personne, plus forte, déterminée à faire changer sa vie à l’aide d’un pouvoir. La première étape de sa quête allait être de retrouver l’homme qui lui avait parlé dans le métro afin de le pousser à lui dire ce qu’il savait sur lui et son pouvoir. Ceci était le début de son histoire.

Episode 6 : à poil Mato !

Tokyo, Japon.

- Mato, montre nous ton cul ! Matons ton cul Mato !

   Voilà ce qui se passait lorsque Mato buvait un petit verre de trop avec ses collègues le samedi soir : une beuverie sans précédent qui tourne au strip-tease. Sa tête lui tournait, ses yeux roulaient au fond de ses orbites sous l’effet de l’alcool et il se demandait au fond de lui s’il n’allait pas chavirer d’un instant à l’autre. Autour de lui, ses collègues lui hurlaient certaine chose dont il se moquait éperdument ;  Mato n’écoutait pas, il était totalement bourré. La seule et unique chose qu’il voyait encore était la bouteille de saké qu’il tenait entre ses doigts et dont le fond restant remuait d’un air provoquant comme pour l’inciter à le boire.

- Allez Mato, bois donc ton verre ! Mato, t’es pas un rigolo ?

   Mato n’aimait pas être provoqué, donc il a bu tout le reste de la bouteille, et s’est évanouie.

- Les mecs, Mato est complètement K.O ! Faisons lui une farce !

   C’est ainsi que le pauvre Mato se retrouva endormie sur les coups de deux heures du matin devant la porte de son appartement, sans ses clés.

ebtiha |
LE CERCLE RATIONNEL |
Minimax03 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PaRoDia
| car2le
| mammgoz