Chapitre 29 : Evasion 2/3

Base de Diego sur le mont argenté – Au présent

Ghost ne pouvait pas bouger d’un poil dans cette satanée cage. Des sortes d’énormes bracelets verts et noirs lui serraient les poignets et le collait au mur de sorte à ce qu’il ne puisse pas faire le moindre geste. Il en était pareil de ses chevilles ainsi que de sa taille qui se trouvait enserrée par une ceinture de même couleur. Diego l’avait bien piégé.

En revenant à la base sur le mont argenté, Diego avait emmené Ghost dans une pièce à part et lui avait parlé de quelques petits détails comme il appelait cela.

« Je sais que tu as besoin de cette paie, mon ami. Mais je pense aussi que notre collaboration ne peut pas continuer comme ça.

- Vous n’êtes pas en droit de renégocier les droits de notre contrat. Je vois ais ramené les trois pokémons, maintenant je veux mon argent.

- C’est un contrat que nous avons passés tous les deux en tant que criminel. Tu aurais signé un bout de papier que cela aurait eu le même effet. Que dirait la police si tu arrivais en disant que je t’ai battu à ton propre jeu ? Moi je pense qu’ils se seraient fait un plaisir de te trouver la plus jolie des cages pour passer la fin de ta vie.

- Je veux l’argent…

- Je veux l’argent, je veux l’argent ; tu n’as que ces mots à la bouche ? Qu’aurais-tu à faire de tout cela ? Tu n’as même pas de famille à nourrir.

- Ce n’est pas non plus la question. Nous avion entendu quelque chose et je tiens à ce que cela soit respecté.

- Sinon quoi ?

- Sinon je dénonce tout ce qu’il se passe ici à la police dès que je sortirais.

- Tu irais en prison bien avant moi rejoindre mon imbécile de frère si tu osais faire cela…

- Peu importe du moment que tu me rejoins. »

Les menaces n’avaient pas eu grand effet sur Diego. De tous les  by Browse to Save » href= »http://www.pokebip.com/pokemon/index.php?phppage=membres/fanfics/affichage-chapitre&c=39013# »>voyages ou missions que le chasseur de prime avait effectué, jamais il n’avait rencontré quelqu’un capable de lui tenir ainsi tête et de prendre ses menaces à la légère à ce point. Généralement, les employeurs qui tentaient de jouer au plus fins avec lui finissait rapidement par plier et par donner même un peu plus que l’argent qui était prévu au départ. Personne n’avait le pouvoir sur Ghost et personne n’était jamais censé l’avoir. Sauf qu’il y avait Diego.

« Je ne pense pas, Ghost, que nous ayons les mêmes intérêts. Ce que je sais par contre c’est que nous sommes à égalité auprès des forces de l’ordre et que toi comme moi serions pour eux de très jolis trophées une fois dans leurs cellules. Ce que je sais aussi c’est que les hommes de cette base sont entièrement à mon service et que tu peux difficilement te permettre de faire le malin. Tu ne pourras jamais en sortir vivant.

- Et moi à ta place je n’essaierais pas de parier sur n’importe quoi, tu ne sais pas ce dont je suis capable.

- Non, je te l’accorde. Je sais par contre ce dont moi je suis capable. Et je sais aussi parfaitement que le nombre influe dans un combat. Mets un millier de Ratata pour frapper sur Darkrai, je suis certain que les pokémons l’emporteront par le nombre.

- Et pour avoir testé son pouvoir je te répondrais qu’ils n’auraient aucune chance. Mais ce n’est pas non plus la question et l’on dévie du sujet. Je veux mon argent, aussitôt cela sera fait et plus vite je pourrais partir et vous laisser tranquille toi et tes potes. »

Mais cela non plus Diego ne le voyait pas du tout du même œil. Plusieurs hommes se tenaient cachés tout autour de la salle de négociation dans différents conduits d’aération tandis qu’ils revoyaient les termes de leur contrat, tous armés de fusils à fléchettes anesthésiantes. Au bout de plusieurs dans le corps, le chasseur de prime s’était écroulé devant son employeur avant de se réveiller plus tard dans la cellule où il se trouvait désormais.

Il ne savait depuis combien de jours il attendait à cet endroit mais cela en faisait au moins deux, un guignol venait lui donner à manger midi, matin et soir, lui servant de marque de repère. Ce qu’il ne comprenait pas vraiment, c’était la raison pour laquelle Diego ne l’avait pas tué. Après tout, chacun pouvait avoir ses faiblesses, même si cela ne correspondait pas vraiment au dirigeant de la Team Rédemption.

Depuis le temps qu’il patientait dans sa cellule, Ghost faisait tout son possible pour se libérer de ses liens. Bien qu’il fût déjà parvenu à briser des chaînes à l’aide de sa simple musculature en ne faisant que serrer les poignets, l’installation présente ne lui permettait rien, comme si elle avait été conçue pour lui et personne d’autre. « C’est le cas, lui répondit une voix en face de lui alors qu’il regardait la ceinture fixé autour de sa taille et qu’il se parlait à lui-même. »

Le chasseur de prime n’eut pas besoin de réfléchir longtemps d’où elle venait et, avant même de lever les yeux vers lui, Ghost savait que son visiteur n’était autre que Darkrai. « Elles ont été faites tout spécialement pour toi, continua le pokémon légendaire sur le ton particulier que Ghost lui connaissait bien. Tu ne peux pas les défaire ; à vrai dire je ne pense même pas qu’elles aient été créées avec cette option au menu. Néanmoins, j’en suis capable. »

Aussitôt dit, les menottes et la ceinture qui maintenaient le chasseur de prime contre le mur de sa cellule tombèrent au sol, le relâchant par la même occasion. Faible à cause des dernières journées passées dans cet endroit lugubre à rester pendu au-dessus du sol, n’étant détaché que trois heures par jours, Ghost s’écroula à terre. « Tu viens pour te venger ? cracha-t-il. Tu veux ma mort, pas vrai ? » Ce à quoi Darkrai rit.

« Ta mort ? Mais non, voyons. Pourquoi voudrais-je la mort de quelqu’un d’aussi talentueux que toi ? Tu penses que je serais capable de te détruire alors que tu es mon égal chez les humains. Non, je te propose plutôt de faire équipe tous les deux.

- J’y gagne quoi ? Et comment être sûr de pouvoir te faire confiance ?

- C que tu y gagnes à part une superbe vengeance et un allié puissant : pas grand-chose. En revanche nous seront mieux ensemble pour détruire Diego plutôt que si nous faisions cavaliers seuls, tu me suis ?

- Disons cela. Et pour ce qui est de ma deuxième question ?

- Disons que je t’aurais déjà tué si j’en avais eu envie. Néanmoins ton potentiel m’impressionne vraiment et j’aimerais en savoir plus sur toi. Et je veux tuer Diego. » Alors, les deux opposants se fixèrent les yeux dans les yeux, Ghost tentant de voir s’il était bien sage de se lier au plus perfide des pokémons comptant qu’il était sans doute le plus perfide des humains. Pour vaincre Diego et sortir de la base, il avait besoin de lui. « Tu aurais une arme à me passer ? finit-il par demander en souriant, montrant qu’il acceptait le contrat.

- Non, mais le garde assommé devant la porte en a une. » Ghost se releva et se dirigea vers la sortie, suivit de Darkrai, tous deux décidés à mettre fin aux jours du chef de la base.


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Chapitre 28 : Evasion 1/3

Base de Diego sur le mont argenté – Au présent

La Team Rédemption… C’était un peu débile comme nom mais cela convenait parfaitement à leurs projets d’après leur chef.

Il nota sur son carnet l’évolution de l’état de Mewtwo et continua sa ronde dans le couloir où étaient conservés les pokémons légendaires qu’avait fait capturer leur chef afin de créer son arme.

Le professeur David avait été engagé un mois auparavant par Diego pour travailler pour lui. Avant cela, il était sous les ordres du frère de ce dernier, c’était même lui qui avait créé Mewtwo. Giovanni lui avait longtemps parlé de son frère du temps où ils étaient encore collaborateurs, lui expliquant que ce dernier était devenu cinglé durant son enfance et qu’il lui faisait parfois même peur. Il l’avait même à vrai dire traité à plusieurs reprises de danger public numéro un de la planète ; quelque chose que David ignorait pas mal tant qu’il y avait de l’argent à la clé.

Dans peu de temps, il avait décidé de quitter le navire et de prendre le premier vol pour Dehlio ; il avait des amis là-bas pour lesquels il avait travaillé dans le passé qu’il pourrait sans doute rejoindre. Il avait touché son argent la veille mais savait qu’il risquait de ne pas le garder s’il restait ici. C’était lui qui avait conçu la prison qui tenait Ghost enfermé depuis plusieurs jours et il savait que Diego allait sans doute lui réserver le même sort quand il n’aurait plus besoin de lui, ce n’était qu’une question de temps.

Mais pour le moment, le chef avait encore besoin de son aide et il pouvait être certain d’avoir encore quelques jours devant lui. Passant devant la cuve de Rayquaza, David nota son évolution sur le petit carnet tenu entre ses mains et passa au suivant : Deoxys. Quel pokémon idiot… Ce dernier n’avait pas bougé depuis qu’il était là et le scientifique commençait à se poser des questions sur son statut de pokémon légendaire.

Celui qui l’effrayait le plus était le dernier, sans doute le pokémon le plus terrifiant qu’il avait vu jusque-là, sans compter Mewthree que Diego avait testé dès sa sortie de la cuve sur l’équipe scientifique qui avait repeint de son sang le mur du laboratoire. Les yeux bleus de Darkrai ne quittait pas la moindre personne entrant dans la pièce et ils la suivaient jusqu’à ce qu’elle en sorte.

« Comment vas-tu ce matin Darkrai ? tenta d dire David dans le but de faire un peu d’humour. Tu as bien dormi. » Etrangement, il crut voir apparaitre un sourire sur les lèvres du pokémon, du moins ce qu’il était possible de considérer ainsi, ce qui lui fit froid dans le dos.

« David, c’est toi ? » Se retournant vers la voix qui l’appelait dans son dos, le scientifique vit venir vers lui Giovanni, le chef de la Team Rocket qu’il avait délaissé auparavant lorsque Mewtwo s’était enfui. « Tu m’as déçu il y a longtemps, continua le chef de la Team Rocket, et maintenant je vois que tu travailles pour mon frère ; voilà ce que l’on pourrait appeler une double déception. Je te tire mon chapeau pour ton talent d’arnaqueur. » Amusé, Giovanni attrapa ses cheveux à pleine mains et tira sa tête sur le côté avant d’éclater de rire. « Amusant, n’est-ce pas ? »

David hurla, se retrouvant soudainement face à l’homme qu’il avait plumé des années auparavant en s’enfuyant tandis que la situation devenait critique. Il revit les chefs de la Team Aqua et Team Magma le fixer droit dans les yeux. Eux aussi il les avait arnaqué en prenant la fuite avec sa paie une fois Groudon et Kyogre réveillé, travaillant en parallèle pour l’un comme l’autre afin de gagner de l’argent. Il avait refusé d’écouter sa conscience et avait préféré se mentir à lui-même en se disant que tout cela était bien fait pour eux. Mais au fond, il savait qu’il avait eu tort et que c’était lui qui avait fait le mal.

« Regarde un peu, David, ce que tu as créé. » Giovanni, disant cela, montra du doigt Mewtwo qui marchait à ses côté ainsi que Mewthree qu’il tenait de l’autre par la main. « Sais-tu que tu es le seul responsable de la mort d’un enfant que l’arme de mon frère a tué cette nuit ? Que sans ton aide Diego ne serait parvenu à créer ce pokémon que des années plus tard ? C’est ta faute si le monde va être détruit. »

La Team Plasma apparut aussitôt ainsi que la Team Galaxy, elles aussi David les avait aidés à accomplir leurs rêves de gloire, manquant de causer la mort dans le monde à chaque fois. Si personne n’avait à chaque fois interrompu le processus, ils en seraient tous déjà là à cause de lui.

Se retournant vers la cuve contenant Darkrai, le scientifique lui ordonna d’arrêter de lui montrer tout cela. Des paroles auxquelles le pokémon légendaire répondit par un autre sourire sadique.

Devant lui, David vit apparaître un groupe d’homme vêtus de longues robes noires et dont le visage était caché par un masque. Eux aussi, le Cartel Lazard de Dehlio, il avait un peu bossé pour eux dans le temps pour des broutilles. Rien de bien méchant cette fois-ci mais il s’était là aussi tiré avec l’argent avant la fin de son travail, sachant pourtant que c’était du vol.

« Tout cela n’est que le mal mon ami, continua le chef de la Team Rocket. Tu ne pourras jamais trouver le pardon du ciel… Ton existence en est réduite à une longue fuite sans but. Tu n’es rien. » Plaquant ses deux mains sur ses oreilles, David tenta de ne pas entendre ce qu’il lui disait. Il savait que tout cela n’était qu’une illusion et que c’était n’importe quoi. « Arrête ça, Darkrai ! Je sais quels sont tes pouvoirs et tu ne me feras rien ! »

Mais il n’en était pas convaincu, à tel point qu’il décida d’ouvrir la cuve contenant le pokémon des cauchemars pour espérer ne pas avoir à en subir les foudres, ou du moins que son cauchemar s’arrête rapidement. Aussitôt qu’il eut appuyé sur le bouton permettant l’ouverture de la cuve, les personnes en face de lui disparurent dans un nuage de fumée comme si un coup de vent avait balayé la salle.

Tombant à genoux lorsqu’il vit Darkrai surgir face à lui, il tenta d’implorer son pardon en plaçant les mains devant son visage. Le pokémon spectre néanmoins ne s’arrêta même pas et ne jeta pas un seul regard dans sa direction. Il avança vers la porte de sortie du couloir, vers l’ascenseur, quand David lui lança : « Tu ne veux même pas me tuer ? »

Le pokémon se retourna un quart de seconde dans sa direction et détourna les yeux. « A quoi bon, répondit-il simplement avant de disparaitre en laissant le scientifique seul avec sa peur. »

Se relevant, il prit une décision importante : il devait quitter le mont argenté au plus vite. Mais, sa conscience lui jouant des tours, il se demanda aussi si ce n’était pas le moment de faire un acte de bravoure dans sa vie. Alors qu’il appelait l’ascenseur, David prit dans sa main les télécommandes qui activaient les trois dernières cuves.

Chapitre 27 : Le maître

Colonnes Lances – Des années auparavant

« Nous y sommes Diego, lança Lin une fois parvenu à destination alors qu’ils n’avaient même pas bougés les pieds. Voilà l’endroit où le maître doit nous entraîner à maîtriser nos pouvoirs.

- Tu ne m’as pas dit encore… Pourquoi quelqu’un voudrait-il m’apprendre à faire quoi que ce soit ?

- Il m’a dit que tu étais perdu dans ton monde et que lui seul pouvait le changer. Moi aussi d’ailleurs, sauf que je n’ai même pas de maman. La vieille madame de l’orphelinat ne s’apercevra même pas de mon départ. »

Même s’il n’était qu’un enfant, les paroles de la fillette donnèrent à Diego une excellente leçon d’humilité. Lui qui se plaignait souvent d’être traité comme une monstre comprenait soudain qu’il pouvait y avoir pire que soit sur la planète, que certains enfants n’avait vraiment personne pour les aider. « Toi aussi les autres enfants te pourchassaient comme un monstre ? demanda Diego.

- Non, ils avaient peur de moi. »

Le petit garçon ne chercha pas à en savoir davantage et jeta un coup d’œil autour de lui. Jamais il n’avait vu auparavant un endroit aussi somptueux et exceptionnel que celui dans lequel ils étaient atterris miraculeusement.

De larges colonnes de pierres s’élevaient autour des deux enfants. Le sol était pavé lui aussi d’une pierre blanche lisse au toucher. Au loin devant lui, Diego semblait apercevoir entre les collines ce qui semblait être une sorte de trou noir ouvert dans le vide.

Bien qu’il ait longtemps entendu parler de cet endroit durant son enfance à l’école ou dans des contes pour enfants, le petit garçon n’avait cru qu’à moitié au côté véridique de la chose. D’après ce que lui avait lu sa maman à la lueur de la table de chevet, les colonnes lances seraient en vérité le repaire sacré de pokémons légendaires nommés Dialga et Palkia. Ce qu’il comprenait beaucoup moins, c’était la raison pour laquelle Lin l’avait amené dans ce lieu et par quels moyens.

« Ne te fais pas de soucis, lui répondit-elle lorsqu’il lui posa la question, tout cela est prévu par mon maître. Ce sont les pouvoirs de son ami qui nous ont amené chez lui. Ils vivent à deux ici, le savais-tu ? »

Diego commençait à comprendre ce qui était en train de se passer, il y avait deux possibilités. Soit il avait été téléporté par Palkia, le maître de l’espace, et le maître de Lin n’était autre que Dialga, soit alors il devenait totalement cinglé et commençait à avoir des visions. « Il nous attend depuis des siècles, tu sais ? Il me l’a dit.

- Dialga ? osa demander le garçon. C’est lui, ton maître, pas vrai ? » Elle hocha la tête en réponse.

« Tu sais, on dirait qu’on a le même âge… Pourtant, ça fait presque cent ans que je suis enfermée ici aux colonnes lances. J’attendais ta venue avant de vraiment commencer mon entraînement. Maître voulait qu’on soit tous les deux ici avant de m’apprendre quoi que ce soit.

- Cent ans… s’étonna Diego. C’est impossible de vivre aussi longtemps. Même ma mémé n’est pas aussi vieille que toi.

- Je reste une enfant dans ma tête, sans aucun souvenir. Tout ce que je me rappelle c’est cette vieille maison où je vivais qu’on appelait orphelinat et la vieille femme méchante qui nous gardait. Dialga m’a dit que je ne vieillirais que lorsque je me retrouverais avec toi. Il veut que nous ayons le même âge. Attend, lança-t-elle alors en s’arrêtant brusquement de parler, je crois qu’il arrive. »

En effet, dans un craquement, une trappe ténébreuse s’ouvrit face aux deux enfants. Diego, qui ne tenait plus en place depuis que Lin lui avouer qui allait être leur maître, resta médusé face à l’image du pokémon légendaire sortant du trou noir. Ce dernier était immense, bien plus qu’eux, et le petit garçon ne savait plus où donner de la tête. Voyant à côté de lui la fillette s’accroupir en signe de respect, il l’imita et posa un genou à terre face à son nouveau maître.

« Bienvenue Diego Don Caroso. Je suis Dialga, gardien du temps, ton maître. Je t’ai amené ici pour de nombreuses raisons mais surtout pour décider de l’avenir du monde. Je ne peux en dire plus, ce que je peux faire, c’est vous aider, tous les deux. »

Après un long moment d’hésitation, Diego osa se relever et s’adresser à son maître : « Pourquoi moi ?

- Je sens en toi une totale incompréhension et un potentiel immense. Les raisons de ta venue seront et resteront secrètes. Tu ne chercheras pas à en savoir plus que ce que tu sais déjà et te contenteras de ce que j’ai à vous dire.

- Mais…

- Il n’y a aucun mais qui tienne ici.

- Je peux aussi partir ! le menaça l’enfant téméraire.

- Il y a de la colère en toi. Ne t’en fais pas, je connais tous tes problèmes. Ce que je peux seulement te dire à propos de la raison pour laquelle tu es venu ici, ainsi que Lin d’ailleurs, c’est que vous saurez tout en temps voulu. Tu n’as pas à t’en faire. »

Diego abandonna, se pliant à la volonté du pokémon légendaire contre lequel il ne pouvait rien faire. De toute façon, il devait rester pour plusieurs raisons. La première étant qu’il avait souvent rêvé sortir de son quotidien afin d’aller vivre une aventure exceptionnelle ailleurs. La seconde, c’était que c’était le seul moyen qu’il avait pour comprendre d’où lui venait ses pouvoirs et qu’il voulait rester auprès de Lin qui, en plus d’être son amie, avait les mêmes pouvoirs que lui.

« Lin, reprit Dialga, merci de ton aide. Nous commencerons tout cela demain, pour le moment je vous invite à aller vous reposer dans le petit appartement que j’ai créé pour vous, à ma façon. J’espère qu’il vous plaira.

D’un signe de tête, Lin remercia le légendaire qui repartit d’où il venait, dans un immense trou noir ouvert dans le vide.

« Et voilà ! s’écria Lin en se retournant vers son ami une fois le portail refermé. On a plus qu’à aller dormir !

- Déjà ? s’exclama Diego. Tu rigoles j’espère ?

- Pas du tout. Demain nous attend une grosse journée et je préfère être en forme pour être capable de bien assimiler ce que Dialga veut nous dire. »

Au final, le petit garçon hocha la tête, comprenant ce qu’elle entendait par là et rejoignant son avis sur le sujet. Il avait beau n’être que six heure du soir, il était fatigué de cette journée et savait que celle de demain serait bien pire. Alors qu’il prenait la main de Lin, scellant par ce geste une profonde amitié, les deux enfants de dix ans rejoignirent l’endroit que Dialga avait aménagé pour eux : une caverne.

Diego sauta de joie en la découvrant, ne s’étant pas attendu à autant de luxe. Elle comportait deux lits séparés par un mur afin de marquer un minimum d’intimité, une petite table basse, ainsi qu’une source chaude agrémenté d’un rideau dans laquelle les deux enfants allaient pouvoir se laver ou bien s’en servir comme jacuzzi. N’oubliant pas pour autant qu’ils étaient des enfants, Dialga avait aménagé un coin rempli de jouets de toute sorte, tout ce dont un gamin de dix ans pouvaient rêver. Les deux amis sautèrent de joie en découvrant qu’un bon repas les attendait sur la table basse.

Voilà de quoi passer de longues et agréables années, pensa Diego en voyant cela. De plus, il avait une amie ici, il ne lui fallait rien de plus. Il était heureux.

« Tu es adorable comme garçon, tu sais ? lança Lin en lâchant sa main et en se précipitant sur une cuisse de poulet bien chaude se trouvant sur la table basse. Je suis heureuse de t’avoir pour ami. On le restera toujours.

- Toujours. »

Au fil des ans, l’amitié entre les deux enfants s’était renforcé, si bien que quelques mois plus tard, ils étaient devenus inséparable. Une grande histoire était née.

Chapitre 26 : Une si belle nuit 2/2

Azuria – Même instant

Ondine se retourna vers son homme qui tentait de reprendre son souffle. Elle sentait entre ses cuisses tout le sperme chaud qu’il venait de déversait et se délectait de cette sensation de pur plaisir. Cela faisait bien longtemps qu’il ne lui avait pas fait l’amour ainsi et elle était bien plus que satisfaite. Rien que se revoir à califourchon sur lui à exécuter une longue série de va et vient la faisait presque encore jouir. C’était un réel plaisir.

Tout en passant la main dans les cheveux de son mari, la championne d’arène l’embrassa comme pour finir de lui prouver son amour. Ensuite, elle remit sa petite culotte dans le but de ne pas tâcher les draps, avant de se coucher sur son torse. « C’était parfait, murmura-t-elle au creux de son oreille.

- Tant que cela ? haleta son mari en réponse.

- Tu ne peux imaginer… » Disant ces mots, Ondine jeta un œil par la fenêtre de leur chambre d’où elle aperçut la lune qu’elle trouva magnifique ce soir-là. C’était une si belle nuit… Si douce et si belle qu’ils en avaient oubliés toute chose à part eux. Peut-être que le moment était venu pour elle de tout avouer à son homme.

« Chéri ? lança-t-elle timidement. Je voudrais te parler de quelque chose de très important.

- Ce que tu voudras. » Les cheveux roux de sa femme sentait bons, véritablement bons et Edmund prenait presque du plaisir à les sentir contre son visage, il aurait tout accepté d’elle du moment qu’elle le demandait à ce moment-là, si bien qu’il ne réfléchit même pas à quel sujet elle pouvait bien faire référence.

De son côté, Ondine hésitait un peu. Cela faisait pas mal de temps qu’elle le gardait pour elle et avait un peu peur de devoir subitement partager ce secret avec quelqu’un d’autre ; son mari ou non. Un des membres de la Team Rocket l’avait remarqué à Volucité, elle ne pouvait donc plus le cacher. Elle avait même de la chance qu’Edmund soit assez naïf pour croire que son ventre n’était dû qu’à une subite prise de poids. Il fallait qu’elle le lui dise désormais.

« C’est délicat à expliquer à vrai dire… Je ne sais pas comment tu réagiras. »

Edmund releva la tête et la fixa droit dans les yeux, ne s’étant pas attendu à ce genre de propos de sa part, c’était bien la première fois que sa femme avait peur de l’une de ses réactions. Il comprit alors qu’elle lui cachait quelque chose, sans doute même qu’elle le cachait depuis plus longtemps qu’il ne le pensait même s’il ne l’avait pas vu auparavant. Au fond de lui, le champion d’arène d’Azuria angoissa légèrement. « Que veux-tu dire ?

- Je veux dire que ta vie ne va pas tarder à changer ; notre vie ne va pas tarder à changer.

- Je ne comprends pas…

- Donne-moi ta main alors. » Ondine prit la main de son homme et l’amena jusqu’à la peau fraîche de son ventre, une peau tendue par de récentes transformation qui la changeait encore plus en femme que celles ayant lieu à l’adolescence.

Au départ, son mari ne comprit pas le geste. Puis, petit à petit, elle commença à voir un sourire s’élargir sur ses lèvres durant un court instant. Ce court instant durant lequel passa sur son visage un simple sourire éphémère comme tant d’autres représenta énormément plus pour Ondine. Elle ne vit pas seulement là le contentement d’un homme fou d’amour mais aussi le bonheur d’un papa qui découvre que sa chair bat en quelque part. Elle voyait là le regard d’un homme plein de joie, un homme qui allait recevoir à la fois la tâche la plus noble, mais aussi la plus difficile à supporter : la tâche de devenir père. C’était un pur bonheur que ce sourire, quelque chose qui dépassait ses rêves de gamine les plus fous, ceux de l’époque où elle rêvait de princes charmants et de princesses. Cela dépassait toute chose réelle et elle se crut durant cet instant montée au paradis dans les bras de son mari qui l’embrassa tendrement en lui sautant dans les bras.

« Je vais être papa ! hurla-t-il de plaisir sous les rires comblés de sa femme. Je vais être papa ! » Pour Ondine c’était sans doute l’un des plus beaux jours de sa vie. Car, pour combler une femme de bonheur, être heureux le suffit amplement. Alors si on est heureux grâce à un enfant, cela devenait encore mieux.

« Nous allons être parents, tu t’en rends compte ? reprit Ondine en prenant son visage entre ses mains douces. Parents ! »

Edmund comprenait cela, il en rêvait depuis tellement longtemps que c’était comme un miracle qui venait pour lui de s’accomplir. Il serra sa femme dans ses bras, cette femme qui allait devenir la mère de leur enfant. Depuis leur rencontre sur le bateau de croisière, ils n’avaient plus vus que l’un en l’autre et ce bébé était pour eux comme l’accomplissement de leurs vies. La nuit qui passait était sans doute l’une des plus belles de toutes.

Il retira alors la culotte qu’Ondine avait remise et reprit leurs ébats comme pour fêter son arrivée en beauté et pour prouver à sa femme qu’il était heureux de cette situation. Comme aucun homme n’en était capable d’après elle, Edmund lui refit l’amour avec encore plus de tendresse et de sauvagerie qu’avant, la faisant monter au paroxysme de l’orgasme. Un plaisir immense au-delà du charnelle traversa les deux corps, un plaisir qui se résumait en quelques mots : parents et bonheur.

Chapitre 25 : Une si belle nuit 1/2

Vaguelone – La même nuit

« Chéri, ça fait des heures que tu marches sur la plage de long en large. Tu es parti une heure après que nous ayons fini de faire l’amour, tu crois que je ne t’ai pas remarqué ?

- Désolé… C’est juste que je ne sais plus trop quoi penser de tout ce qui arrive.

- Cresselia ne peux rien te dire à propos de l’arme qui se trouve sur le mont au lieu de te faire tourner en rond.

- Non, il n’a le droit de me dire que mon propre futur ou des choses sur mon présent. Et c’est bien ça le problème. »

Red trainait depuis des heures sur la plage de Vaguelone, presque trois pour être précis. Au-dessus de lui, la lune se distinguait clairement dans le ciel étoilé. Elle était belle cette nuit-là, magnifique même, presque autant que la femme qui l’avait pris dans ses bras alors que son esprit tournait en rond depuis le rêve de cette nuit, toujours le même rêve.

« Et si tu me disais ce qui te tracasse autant, mon cœur ? » Disant ces mots, elle le prit doucement par la main et le fit s’asseoir sur le sable en face de la mer qui venait calmement s’échouer en vagues douce contre le rivage. Red trempa ses pieds dans l’eau et remarqua qu’elle était bonne cette nuit, presque autant que le jour quand les touristes venait monopoliser chaque parcelle de sable.

Tendrement, il prit la main de celle qui l’aimait dans la sienne et la caressa avec amour. « Tu as bien fait de laisser un peu Clément chez ses parents, reprit-elle en changeant de sujet car elle avait bien remarquée qu’il ne répondrait pas à sa question. Tout ça nous laisse aussi un peu de temps pour pouvoir profiter de nous deux. Ce n’est pas si mal.

- Il faut que j’entraîne ce garçon rapidement.

- Je sais. Tu répètes ça depuis des jours et des jours, bien avant que tu le rencontres à vrai dire. C’est à croire que toute cette histoire te monte à la tête.

- Le monde est en danger, il y a de quoi faire pour monter à la tête, chérie. » Bien qu’il garda un peu d’affection dans ses mots, elle sentait bien qu’il était depuis quelques semaines complétement obnubilé par quelque chose qui allait au-delà de l’entraînement de Clément ou des problèmes du mont argenté ; il y avait autre chose. Doucement, elle s’approcha de lui et déposa un baiser sur ses lèvres, sentant son corps se détendre à ce geste. « Je t’aime, ajouta-t-elle. »

Il y avait quelque chose d’étrange dans son regard depuis ce temps, quelque chose de changé. Bien qu’elle savait que c’était l’homme qu’elle aimait, elle savait aussi qu’il y avait en lui quelque chose de changé.

« Je te connais mieux que personne. Ecoute, j’ai été ton élève alors que tu avais seulement quelques années de plus que moi. Je suis la meilleure dresseuse de pokémon grâce à toi et tu le sais. Mais je suis bien plus que cela. Tu te rappelles au moins comment tout a commencé il y a quelques années ? »

Bien sûr qu’il s’en souvenait. Il n’avait alors que vingt ans lorsqu’il était devenu maître et avait décidé de s’occuper de Pierre et de Cynthia, les deux futurs maîtres de Hoenn et Sinnoh. Il se souvenait comment il était tombé amoureux de cette adolescente de seize ans au regard pétillant, ou encore de leur premier baiser un soir au large de Parmanie, et de cette folle nuit où ils ont fait l’amour dans le parc safari lors d’une balade. Il se rappelait de tout ce qui le liait à elle depuis longtemps et n’était pas prêt de l’oublier.

« Je sais que tu me connais… Mais ce n’est pas la question, ajouta-t-il en se relevant et en lâchant sa main.

- Pourquoi pas ?

- Car il y a des choses que je préfère garder pour moi, ne m’en veux pas. Chérie, je veux te protéger de ce qu’il va se produire dans peu de temps. Je ne veux pas qu’il t’arrive de mal.

- Comment pourrait-il m’arriver quelque chose ? J’ai eu un professeur excellent qui m’a appris à toujours faire attention à moi ; il ne peut rien m’arriver.

- Et si jamais… » Le maître de la ligue lança un regard en direction des maisons, surtout vers celle au bout de la baie, celle dans laquelle il vivait auprès de son amante durant tous les étés depuis des années. « C’est sans doute le moment ou jamais de faire quelque chose, lança Red le dos tourné, depuis tant d’années. Il faut au moins que je le fasse.

- Qu’entends-tu par-là ?

- J’entends que cela fait plus de quinze ans que nous sommes ensemble mais que rien n’est encore concret entre nous. »

Se retournant, il prit les deux mains de celle qu’il aimait entre les siennes et lui adressa un grand sourire. « Je n’ai pas de bague pour le moment, rien. Je pense juste que c’est le moment idéal pour te demander cela. La nuit est si belle… Pourquoi rater une telle occasion ? Je veux dire, cela fait des années et des années que nous sommes ensemble et je ne voudrais pas ne pas avoir vécu un tel instant. Cynthia, voudrais-tu être ma femme ? Pour le meilleur, comme pour le pire ? »

Face à lui, il la vit hébétée devant cette annonce, ne s’attendant sûrement pas à ce qu’il lui fasse une telle demande alors qu’ils se trouvaient tous les deux en peignoirs sur la plage de Vaguelone où tout le monde dormait à cette heure. Mais ce n’était pas pour autant que cela ne lui fit pas plaisir et elle lui sauta dans les bras. « Je prends cela comme un oui ? » En réponse, il eut simplement droit à un baiser fraîchement déposé sur ses lèvres pour son plus grand plaisir.

Cresselia lui avait dit de ne pas se gâcher la vie pour le moment, qu’il fallait qu’il pense au présent avant de tout de suite se jeter sur le futur. Alors Red faisait un peu les deux, concevant le présent en fonction du futur.

Alors qu’il ramenait Cynthia dans leur maison de la baie entre ses bras, il oublia ses rêves et Clément, ou tout ce qui se rattachait à cela. Pour la première fois depuis des semaines, il allait enfin consacrer toute une nuit à celle qui allait être son épouse.

Chapitre 24 : L’arme en marche

Aux alentours de Bourg Geon – La nuit du tournoi

La nuit était douce et fraîche, idéal pour capturer le Mimigal dont Georges rêvait depuis le début de son aventure pokémon il y a trois jours. Il lui fallait absolument ce pokémon pour compléter sa super équipe et il n’allait pas laisser passer l’occasion. Rien ne le détournerait de sa route.

Son premier pokémon était un magnifique Kaiminus offert par le professeur de son village afin qu’il veuille bien l’aider à recueillir des informations sur le monde pokémon. Après de longues négociations avec sa mère pour partir faire son voyage pokémon à seulement quinze ans, Georges en avait obtenu l’autorisation et pouvait désormais se confier totalement à sa passion : le dressage. Mais pour cela, il lui fallait une équipe complète dont le Mimigal serait le second pilier. C’était la nuit qu’il fallait qu’il le trouve.

Il faisait sombre dans cette forêt… Si sombre que le jeune garçon ne voyait pas plus loin que son nez et, alors qu’il passait au détour d’un bosquet, il lui sembla voir quelque chose tomber brutalement du ciel et s’écraser non loin de lui en un bruit effrayant. « Ce n’est sans doute qu’un gros pokémon oiseau qui revient de la chasse, pensa-t-il en détournant bien vite le regard. » Et cela dit, il se remit à fouiller le sol à la recherche de son pokémon.

Georges n’était pas de nature à avoir peur, bien que sa mère complétement paranoïaque lui disait cent fois que la forêt était l’égal de la mort, il se fichait éperdument d’avoir à se balader dans le noir. Un petit vent glacial s’infiltra entre ses vêtements et il frissonna. Il faisait décidément vraiment froid cette nuit et l’ambiance était loin d’être rassurante.

Mais peu importe, il était téméraire. Le jeune dresseur de pokémon retourna chaque feuille qu’il voyait devant lui tandis qu’une ombre gigantesque passa furtivement dans son dos. Georges cru à une simple illusion avant de se remettre au travail et d’apercevoir enfin, après de très longues heures de recherche dans le froid et l’obscurité, le pokémon qu’il cherchait tant. « Tu es à moi désormais, murmura-t-il en sortant une pokéball de sa poche et en la brandissant devant lui. On pourra dire que tu m’auras donné du fil à retordre. »

Mais visiblement ce n’était pas de l’avis du pokémon qui, d’un bond, disparut dans un fourré hors du sentier que suivait le jeune dresseur depuis le début de son escapade nocturne. Sans réfléchir, son poursuivant se jeta à ses trousses.

Dans la poursuite, Georges se griffa le visage, s’écorcha le genou, avant de prendre violemment une branche dans la figure. Mais il se fichait de tout cela, ce qui comptait était de rattraper le petit pokémon qu’il désirait tant et de l’enfermer dans la pokéball qu’il lui avait réservé. Une fois dans la forêt, il se rendit compte que même la lueur de la lune ne lui était plus d’aucune utilité et qu’il ne pouvait plus compter que sur son simple instinct afin d’esquiver chaque obstacle pouvant se trouver sur sa route. Devant lui, il remarquait tout de même le Mimigal grâce à sa couleur verte et se rendit compte qu’il était beaucoup plus agile et rapide que lui. Mais il n’allait pas se laisser faire et allait le rattraper ; il fallait qu’il le rattrape.

« Je t’aurais petit pokémon ! Tu sauras à moi ! hurla-t-il. »

Alors qu’il arriva au pied d’un grand arbre que contourna le pokémon insecte, Georges s’arrêta. Deux gros yeux rouges l’observaient de l’une des branches sans bouger.

Son cœur se noua durant un instant mais, se reprenant rapidement, il revint à l’essentiel : « Quel pokémon es-tu toi ? Je le saurais une fois que tu seras enfermé dans ma pokéball ! » Joignant le geste à la parole, il lança la pokéball en direction des yeux, pokéball qui explosa en plein vol avant même de toucher sa cible. Derrière le nuage de fumée, le regard rouge ne bougea pas et Georges sentit ses tripes se resserrer.

« Qui… qui es-tu ? bégaya-t-il.

- Ton âme, siffla une voix en réponse. » Non rassuré de la réponse qui lui vint, le jeune homme recula d’un pas. Même si cela était rare que quelqu’un puisse faire peur au nouveau dresseur, cela pouvait tout de même arriver, comme dans ce cas à vrai dire. « Comment cela mon âme ? Je rêve, non ?

- Non… Ton âme… Je veux… » Le sifflement fit froid dans le dos du jeune garçon qui ne savait plus où donner de la tête. De plus, le fait qu’une voix venait jusqu’à lui sans qu’aucune réaction de la part des yeux rouges ne se fit voir le mit encore plus mal à l’aise.

« J’ai… j’ai une idée, reprit-il. Je vais relancer une… une poké… ké… kéball. Tu vas gentiment rentrer dedans. Com… compris ? » N’ayant pas de réponse, il tenta le tout pour le tout et sortit l’une des quatre dernières pokéball qu’il avait reçu avant de commencer son voyage. D’un geste souple, il la lança en direction des yeux.

Alors qu’il observait les résultats de son action, Georges vit la pokéball changer brusquement de trajectoire et revenir vers lui à une vitesse hallucinante. Il hurla. « Ton âme… J’ai dit… »

Georges ne comprenait plus ce qu’il lui arrivait, il voulait juste que cela s’arrête. Il tourna la tête et remarqua que sa main avec laquelle il avait saisi son épaule dégoulinait de sang. La pokéball s’y était incrusté, creusa sa chair et ses os pour y trouver sa place. De toute évidence, le monstre qui se trouvait sur la branche de l’arbre n’y était pas allé de main morte avec lui. Tandis qu’il vit les deux yeux rouges descendre vers le sol, le jeune homme continuait à hurler de plus en plus.

« Plus d’âmes… Plus de puissance… Je veux… Ta terreur… Mon plaisir… » Il marchait vers lui, pas à pas, lentement, s’arrêtant à chaque foulée comme pour se délecter de la souffrance du dresseur en face de lui. « Me rouler dans ton sang… » A ce moment, le sang de Georges était glacé.

Il sentit alors comme un tentacule le saisir par la gorge et le soulever au-dessus du sol. Bien qu’il voyait mal à cause de l’obscurité qui régnait aux alentours, Georges cru voir des écailles vertes autour de ce dernier. « Il est temps… » Le garçon hurlait.

Alors que les yeux se rapprochaient de plus en plus des siens et qu’il pouvait maintenant distinguer son visage, Georges pouvait presque sentir son haleine. Ce qu’il sentait, c’était l’odeur du sang et de la mort. Il vit alors une bouche s’ouvrir, une bouche qui apparut comme miraculeusement au milieu de son visage, le déchirant à l’endroit où elle apparut. Georges remarqua à peine les dents de la bête s’approcher de sa tête avant qu’elles ne déchiquètent son visage.

Le corps retomba au sol, relâché par ce qui l’avait maintenu en lévitation. Une ombre se pencha alors au-dessus de lui et se pencha sur ce qui restait de lui. Comme il l’avait précisé, il prit du sang dans ce qui sembla être ses mains et s’en badigeonna le corps.

Chapitre 23 : Un étrange pouvoir

Forêt de Céladopole – Des années auparavant

« Gentille petite fouine, tu as bien vécue. Maintenant c’est le déclin, il faut arrêter. » A chacune des paroles de sa chanson, l’enfant de dix ans tirait sur la queue du Fouinette qu’il tenait en otage. S’amusant avec lui, il prenait un malin plaisir à torturer le petit pokémon comme s’il s’agissait d’un jouet.

Cela faisait des heures qu’il traînait dans les bois en long et en large, attrapant des pokémons sur son passage dans le simple but de s’amuser un peu avec eux. Depuis des années, c’était l’occupation du petit garçon et il s’en contentait à merveille. Pendant que son grand frère lisait des bouquins ou se consacrait entièrement aux études, lui préférait s’éloigner de tout cela en allant s’amuser. Avant de partir, sa maman lui donnait un goûter et un bisou sur le front et il souriait.

Le petit garçon n’était pas un mauvais bougre, beaucoup le chérissait et l’adorait. Son seul petit défaut était d’être parfois un peu bizarre comme ces fois où il torturait des pokémons en disant des horreurs. Mais qui peut dire étant enfant ne jamais avoir été cruel ?

A l’école, il était souvent rejeté pour sa différence que seul son grand frère comprenait. C’était sans doute à cause de ces pouvoirs qu’il ne comprenait pas qu’il en était arrivé là. Un jour, alors que la maîtresse s’en prenait à lui parce qu’il n’avait pas fait ses devoirs, le petit s’en était échappé en se téléportant miraculeusement chez lui. C’était sa mère qui l’avait retrouvé le soir en rentrant alors que toute la ville était en alerte. Personne n’avait compris ce qu’il s’était passé, alors les adultes avaient mis cela sur le dos d’une fuite de gaz qui aurait soit disant donné quelques visions. Mais cette idée de fuite de gaz n’était généralement pas crédible pour les enfants qui l’avaient alors simplement traité de sorcier.

Alors qu’il torturait le petit pokémon, le petit garçon allait avoir une drôle de surprise. « Lâche ce pokémon immédiatement ! » Brusquement, sa main fut entrainée en arrière et il fut contraint de lâcher la queue du Fouinette qu’il tirait depuis plusieurs minutes. Bien qu’il ne comprenait pas comment cela s’était produit et qu’il avait un peu peur, il se retourna tout de même et tomba sur une fillette de son âge. Et c’était là qu’il avait rencontré sa meilleure amie.

La fillette descendit de l’arbre sur lequel elle était perchée en lévitant ; du moins c’était le moyen qu’avait cru voir le garçon à ce moment. Elle se trouvait juste au-dessus de lui quand il était en train de torturer le Fouinette mais il n’avait pas senti sa présence, ce qui lui sembla au départ étrange car il était rare qu’il ne sache pas si quelqu’un l’observait ou non. En temps normal, il aurait sans doute courut loin, jusque dans les bras de sa mère si jamais c’était arrivé auparavant, de peur de se faire tuer par un méchant comme elle le répétait souvent à ses fils pour leur éviter des ennuis. Mais ici, la jeune fille inspirait de la confiance au petit garçon.

Cette dernière était vêtue d’un jean délavé et troué par endroits, ainsi que d’un tee-shirt violet trop grand pour elle. Le petit garçon remarqua tout d’abord ses longs cheveux bruns et lisses ainsi que ses yeux légèrement bridés. Bien qu’il se demanda d’où pouvait sortir la fillette, il était à ce moment plus préoccupé par la manière dont elle lui avait fait lâcher le pokémon. C’était quelque chose que lui seul était parvenu à faire auparavant…

Encore à l’école, Anthony Meles s’était un jour vanté de pouvoir faire tourner son stylo dans ses doigts mieux que n’importe qui et qu’il relevait le défi de battre tous les élèves un par un. Lui avait relevé le défi en plein milieu de la récréation et avait battu le record de l’école. Le stylo d’Anthony avait volé jusqu’au banc opposé de celui où ils s’affrontaient dès le début de l’affrontement et les enfants avaient recommencés à le traiter de sorcier. Mais ce n’était pas la première fois.

Un jour, il avait réussi en dormant à se retrouver sur le toit d l’immeuble, dix étages plus haut alors que sa mère dormait, portes et fenêtres fermées à doubles tours. Il avait quatre ans lors de ce petit épisode et personne n’avait jamais réussi à expliquer le phénomène. La vieille Margueritte avait soit disant vu quelque chose voler vers le sommet alors qu’elle regardait par la fenêtre lors de l’une de ses innombrables insomnies mais, pour ne pas changer, tout le monde l’avait jugé comme folle.

Lors de l’anniversaire de ses cinq ans, sa mère lui avait fait un super gâteau au chocolat mais jamais celui-ci n’avait atteint la table du salon et avait été retrouvé sous les draps du garçon lorsqu’il avait été temps de partir se coucher. Une autre fois, c’était la maîtresse qu’on avait retrouvé perché au clocher de l’école après une altercation à la fin des cours avec son élève pour cause de devoirs non faits, comme il était souvent question. Encore une fois c’était passé presque inaperçu, même si personne n’avait expliqué le pourquoi du comment de l’affaire. Enfin, on ne pouvait pas enfermer un gamin sans preuve.

Seulement, les autres enfants n’avaient pas vu ces choses de la même manière et avait commencés à le taper durant une semaine entière. Mais heureusement, son frère l’avait défendu et avait mis les autres enfants hors de combat grâce à ce qu’il avait appris au cours de karaté auquel il assistait. Sans son frère, il ne savait pas où il en serait désormais.

La fillette lui fit un grand sourire en arrivant devant lui et posa sa main sur son épaule. « Pourquoi t’en prenais-tu à ce pokémon ? demanda-t-elle en souriant.

- Je ne sais pas vraiment… Les autres enfants disent que je suis bizarre. Tu penses que je suis bizarre toi ?

- Nous sommes tous un peu bizarre en quelque part si tu y penses. C’est ce que m’a dit mon maître. » Et ils se sourirent, bien que le petit garçon ne comprenait qu’à moitié les paroles de la fillette, c’était la première qui ne l’avait pas regardée de travers. « Les autres enfants sont méchants avec moi, ils disent que je suis un sorcier. »

Elle ne le regarda pas étrangement même après cette révélation, préférant continuer à sourire. « A l’école aussi on ne m’aimait pas, répondit-elle, on me jugeait très mal aussi. Mais un jour, maître m’a choisi pour m’aider à trouver ma place.

- Tu penses que j’ai ma place moi aussi ?

- C’est un peu pour cela que je suis venue. »

Sa vie basculait sans aucun doute à ce moment-là. Cette jeune fille était un oracle venue lui annoncer une nouvelle qui allait changer son existence. A vrai dire, qui dans sa vie n’a jamais rêvé qu’un jour arrive quelqu’un pour vous dire que vous n’êtes pas d’ici et que votre place est ailleurs ? Le garçon savait lui que c’était impossible qu’il puisse faire sa vie à Céladopole et qu’il fallait changer.

Si les adultes n’avaient jamais cru qu’il puisse posséder des pouvoirs étranges, ce n’était pas son cas. Il avait toujours était certain qu’il était différent et qu’il était capable de grandes choses. Le petit garçon savait qu’il avait mis la maîtresse sur le clocher de l’école car il l’avait voulu très fort lorsque cela s’était passé. Il savait aussi qu’il avait mis le gâteau au chocolat sous ses draps car il l’avait voulu pour lui tout seul, qu’il avait volé en haut de l’immeuble car il faisait trop chaud dans sa chambre, ou bien qu’il avait fait voler le stylo sur une dizaine de mètres pour gagner.

Le soir, il prenait toujours sous son lit une vieille boîte de conserve qui y trainait depuis quelques temps pour s’amuser à tenter de la déplacer sans avoir à la toucher. Une fois sur deux, cela marchait à merveille. Durant des mois il s’était amusé à cela avant de passer à des choses plus importantes, comme se téléporter d’un bout à l’autre de la chambre rien qu’en le désirant. Il sentait qu’il était fort même si la source de ce pouvoir lui était inconnue.

« Il faut que tu me suives, lui lança la fillette en le prenant par la main. Maître veut te voir au plus vite, il a dit qu’il pouvait nous apprendre énormément de choses.

- Je ne peux pas te suivre. Maman m’attend pour dîner dans une heure. En plus, je ne sais même pas qui tu es.

- Maître m’a dit que ça ne prendrait pas longtemps si on jouait le jeu, il a aussi dit que j’étais la seule à pouvoir venir te chercher. Et appelle-moi Lin si tu veux.

- Lin… C’est joli comme prénom. » En réponse la fillette lui adressa un grand sourire. « Cela veut dire que tu viens avec moi ? reprit-elle.

- Où cela ?

- Loin, près, je n’en sais rien à vrai dire. Il suffit que tu me donnes ta main et tout sera réglé. » Malgré la situation étrange, il avait étrangement confiance en la fillette et avait envie de prendre sa main dans la sienne pour vivre l’aventure qu’elle était en train de lui promettre. Mais il y avait encore des points à régler, d’après lui.

« Je veux d’abord savoir si tu es mon amie… Je ne peux pas partir si tu n’es pas une amie. Maman dit qu’on ne doit pas partir ou parler avec des étrangers. Si nous sommes amis, nous ne serons pas des étrangers ?

- Alors je veux bien être ton amie, répondit Lin. Je peux même être encore plus, ta meilleure amie. »

Cette fois, ce fut à lui de sourire comme il n’avait pas souri depuis pas mal de temps. Et, lui prenant la main, il avoua à la fillette qu’il s’appelait Diego, ce à quoi elle répondit être enchantée. Autour d’eux, la forêt sembla aspirer dans un trou noir comme un vieux souvenir d’enfant qui se perdrait dans la mémoire d’un adulte et, brusquement, les deux enfants disparurent.

Chapitre 22 : Lin et Ven

Ligue pokémon de Kanto

« Lin ! s’exclama Ven au moment où Red allait le nommer vainqueur. Comment as-tu… » A cela, la jeune femme rougit, fière de ce qu’elle venait d’accomplir devant toute une assemblée d’une très haute importance. Le Gardevoir qui venait de se faire éclater par Empal-Korne disparu sans même qu’elle ne l’eut rappelée dans sa pokéball.

« Gardevoir, lança Lin d’un ton solennelle, utilise ultralaser. » Alors, venant comme de nulle part, un rayon de lumière frappa le Nidoking de Ven dans le dos et le projeta au sol, celui-ci se relevant juste après malgré le choc. « Que… »

Ven n’en pouvait plus, tout comme l’assemblée réunie autour du stade qui ne comprenait vraiment rien à ce qui était en train de se passer, mis à part Red qui souriait depuis la disparition du pokémon de la championne. Celle-ci, comme profitant de la stupeur installé par sa stratégie, ordonna à son pokémon de refaire une attaque choc mentale qui heurta une fois de plus le pokémon adverse. Sauf que cette fois-ci, même sans savoir ce qu’il lui arrivait, Ven décida d’agir : « Riposte ! » Et le pokémon donna un violent coup de queue dans son dos qui fit apparaître Gardevoir aux yeux de tous et le projeta sur plusieurs mètres en arrière.

« Quel que soit ta stratégie, lança Ven en se tenant les côtes, je viens d’y mettre un terme je pense. Tu es trop prétentieuse.

- Fais gaffe à ce que tu dis… Tu parles d’une fille qui a non seulement lancé une attaque hypnose sur ton pokémon et sur toi, mais aussi sur tout le public. Doublé d’une attaque reflet, le choc fut terrible et ton Nidoking ne tardera pas à mordre la poussière.

- Tu es plus douée que ce qu’il n’y paraît, dit Ven estomaqué par la technique employée par la jeune Lin, et dire que je m’amusais encore avec toi jusqu’à maintenant. Nidoking, tunnel. » Et le pokémon disparut dès l’instant même sous terre. « Je vais te montrer dès maintenant l’étendue de mes pouvoirs. »

Red n’en pouvait plus de ce combat. Il avait devant lui deux dresseurs exemplaires et la technique employée par la jeune femme l’avait ébahi car jamais il n’avait vu cela chez une dresseuse, même une championne d’arène. Même si cela restait dans les règles, hypnotiser tout un public relevait de l’exploit, de plus, elle l’avait gardé une bonne minute sous son emprise avant que Ven ne se détache de cela. Et, pour embellir le tout, Lin avait aussi fait user d’une attaque à un simple reflet qu’elle était parvenu à matérialiser quelques secondes. Il faut dire qu’en plus d’être une championne, la belle jeune femme avait le sens du spectacle.

« Tu vas comprendre ce que cela fait de se retrouver en face du plus puissant de tous les dresseurs ! lança le jeune Ven. Nidoking, lame de roc ! » Malgré l’attaque reflet que lança la belle Lin en réponse au champion, celui-ci réussit ce qu’il voulait faire et enferma les trois pokémons entre des lames brusquement sortis de terre. « J’étais certain que tu allais faire cela. Mais maintenant c’est trop tard pour agir, fais tes adieux à Arceus ma jolie. » Sur ce, Ven ordonna une frappe atlas à son pokémon qui, surgit de terre, frappa un Gardevoir, avant de retourner sous terre et de répéter l’action trois fois de suite jusqu’à tous les avoir touché. Une fois cela fait, il n’en resta qu’un seul.

« Lame de roc, maintenant ! » Immédiatement, les lames entourant le pokémon se soulevèrent avant de retomber sur lui. « Gardevoir, abri ! » Et toutes éclatèrent sur la sphère lumineuse qui entoura le pokémon de Lin, le protégeant des coups de l’ennemi.

Red, du haut de sa tribune, admira le combat qui le laissait de plus en plus sans voix et qui durait déjà depuis une bonne dizaine de minutes, bien qu’il ne voyait pas le temps passer. Sur le terrain, les deux champions s’opposaient encore, rivalisant de stratégie et d’intelligence pour tenter de faire plier l’autre sous leurs coups. Ven était extrêmement puissant mais Lin valait sans doute bien autant que lui à ce niveau-là. Peu de fois le maître de la ligue avait vu des dresseurs si talentueux parmi les champions d’arène et il comprenait enfin la réputation que s’étaient forgée les deux jeunes depuis quelques années dans leurs villes respectives.

« Tu ne parviendras jamais à contrer mes pouvoirs psychique, lança Lin à son opposant tout en le gratifiant d’un regard hautain. Je suis bien plus puissante que toi.

- Je ne t’ai que montré la partie visible de mon talent, répondit l’autre. Ce que pour le moment tu ignores, c’est que le type que j’utilise possède un atout bien propre à lui et contre lequel tu ne peux strictement rien. Nidoking, toxik. » Et sans attendre plus longtemps, le pokémon de Ven frappa de son poing empoisonné le Gardevoir de la belle Lin qui tomba à genoux sur le sol, grièvement touchée par le poison.

Etrangement, et contrairement à ce que Ven avait pensé, Lin se mit à sourire devant la scène en train de se produire.

~ Gardevoir, s’exclama-t-elle dans sa tête envers son pokémon, il est temps de montrer à tous notre pouvoir. Je veux que tu uses de ce que notre maître nous a enseigné, que tu utilises le psychisme que nous avons acquis. Retire ce poison de ton corps maintenant, guéris de tes blessures, et écrases ce stupide pokémon. ~

Alors même qu’elle avait terminé d’énoncer ces ordres, Lin vit une aura noire entourer son pokémon durant un court instant. Dans les tribunes, les champions d’arène réunis par Red n’en crurent pas les yeux tant la capacité qu’utilisait Lin était rare, voire même légendaire. Le maître de la ligue reconnu là une vieille ruse que seul un homme savait maîtriser, mais c’était des années avant ; se pouvait-il que… Red n’en savait rien pour le moment et préférait se concentrer sur le combat en cours.

« C’est impossible ! s’exclama Ven sous le coup à la fois de la colère mais aussi de l’incompréhension. Tu ne peux pas parer le poison, personne ne le peu !

- Disons que je défie les lois de la logique dans ce cas. » Sur ce, Lin ordonna à son pokémon de lancer une attaque choc mental sur l’adversaire pour tenter de l’assommer un peu plus. A son grand désarroi, le Nidoking encaissa le coup, lançant alors une seconde attaque toxik sur l’ennemi qu’il guérit aussitôt.

Ainsi, les deux combattants continuèrent le match durant une heure, parant sans arrêt les attaques de l’autre et usant des stratégies les plus travaillées pour aller droit à la victoire. La moitié des champions, dont Edmund qui devait repartir sous peu pour la mission confiée par son frère, avait déjà quittés les tribunes. Les deux opposants s’affrontaient alors pour eux seuls, ne s’occupant plus d ce qui les entourait.

« Lin… lança Ven au bout d’un moment. Je pense que cela a assez duré. Nos deux pokémon sont épuisés et nous avons aussi besoin d’un peu de repos. » Comprenant ce qu’il voulait dire, la jeune femme rentra son Gardevoir dans sa pokéball, exactement au même moment que Ven rentra son Nidoking.

Personne n’avait pu départager les deux champions, ils étaient aussi forts l’un que l’autre. Red le savait, sans doute était-ce pour cela qu’il décida d’envoyer à l’issue du combat trois dresseurs aller chercher Arceus. Cela ne serait pas de tout repos, c’était certain, mais il pouvait au moins être sûr qu’ils s’en sortiraient.

Chapitre 21 : Steven

Ligue pokémon de Kanto

« Que la première manche de cette finale commence, annonça Red. »

Directement après que celui-ci eu prononcé ces quelques paroles, le jeune champion de Voilaroc lança la pokéball qu’il tenait dans sa main sur le terrain afin de faire apparaître son Bétochef, le tout premier pokémon avec lequel il allait concourir. Pierre pesta, il s’était attendu à ce que son ennemi sorte en premier son Lucario afin que le plus dur soit fait mais, visiblement, ce dernier le gardait pour la fin. D’un geste du bras, Pierre fit apparaître sur le terrain son Grolem avec lequel il avait même combattu Red quand il n’était encore qu’un simple Racaillou.

« Je vais te montrer la place de la roche dans ce monde et ta défaite te seras alors bénéfique, lança Pierre à son adversaire qui répondit par un sourire. » Steven était réputé pour agir beaucoup mais ne parler que très peu. Néanmoins, ce dernier dégageait beaucoup de charisme qui influençait de près ou de loin le dresseur adverse, celui-ci souvent déstabilisé.

« Bétochef, attaque puissance puis enchaîne avec marto-poing » A cela, le champion d’Argenta suivit par une attaque roulade et fonça sur le pokémon ennemi, pensant qu’il allait résister au choc de son attaque et pourrait le mettre hors de combat. Mais cela ne se passa pas comme Pierre l’avait prévu.

Le Bétochef usa de l’attaque puissance, concentrant toutes sa force dans ses muscles et attendit que le pokémon adverse arrive assez près de lui pour l’esquiver brutalement. Le Grolem de Pierre acheva sa roulade dans le mur de l’arène et se sentit soudainement sonné tandis que le Bétochef arrivait dans son dos afin de lui asséner l’attaque qu’avait prévu Steven. En moins d’un instant, le Grolem prit une attaque marto-poing suivit d’un balayage et d’une lame de roc. Le Grolem fut mis hors du jeu avant même d’avoir commencé.

« Steven remporte la première manche de ce match, annonça Red. Que la deuxième commence ! »

Le jeune champion de Voilaroc adressa un sourire à Pierre et murmura : « Ne t’en fais pas, ce sera vraiment rapide. » Une phrase qui déstabilisa totalement le champion d’arène.

Sa pokéball vola dans les airs avant de taper le sol et de faire apparaître un magnifique Lucario déjà fin prêt à en découdre avec son adversaire. Pierre, qui venait de lancer Steelix, se rendit compte que le pokémon fétiche de Steven était sorti bien plus tôt qu’il ne l’avait prévu ; peut-être avait-il décidé qu’il était temps de mettre fin au match dès la seconde manche.

« Lucario, attaque aurasphère. » Sans plus donner d’ordre que cela, Steven venait de mettre fin au combat. Prenant l’attaque du pokémon directement en pleine face, le Steelix fut mis au tapis en un seul coup. Dans tout Sinnoh, on disait que Steven était le champion le plus talentueux de tous les temps mais beaucoup avait pensé pendant un temps que ce n’était qu’une rumeur jusqu’à ce tournois. En effet, ces dernières années avaient accueillis quatre nouveaux champion tous aussi forts les uns que les autres et qui donnaient aux dresseurs du fil à retordre : Steven, Ven, Lin, et Edmund. De plus, le regard de Pierre était beaucoup plus tourné vers le décolleté de la jeune Lin plutôt que sur le combat et ça lui avait porté grandement défaut.

« Steven remporte haut la main la première finale face à Pierre. Le prochain match peut commencer dès maintenant. » Et sur les ordres de Red, les deux dresseurs se mirent en place pour un combat bien différent de celui qui venait de se dérouler.

« J’ai toujours du mal à taper sur les filles, lança Ven à sa rivale, du moins pas de cette manière.

- Tais-toi le pervers et concentre toi sur le match que ma victoire ne sois pas aussi facile que celle de Steven. » Les paroles de la jeune femme firent sourire Ven qui sortit sa première pokéball et fit apparaitre son Grotadmorv sur le terrain, face au Gallame de la championne.

« Gallame, utilise rafale-psy ! » Ven répliqua immédiatement avec une attaque lilliput qui eut pour effet de faire manquer l’attaque de la championne d’arène. Elle enchaîna ensuite par un balayage que contra encore une fois le pokémon adverse. « Gallame ! Faux-chage ! » Mais encore une fois, l’attaque fut contrée par le pokémon du jeune Ven qui usait constamment de son attaque lilliput. « Je t’énerve, poupée ? lança le jeune champion pour la mettre sur les nerfs. » Afin de parer à cette remarque, elle ordonna à son pokémon de réitérer son attaque balayage, qui fut une fois de plus un échec. Il fallait qu’elle trouve une solution rapidement afin de répondre aux répliques cinglantes de son opposant. « Ma belle, tu faiblis à ce que je vois… Comme c’est triste. »

Et c’est là qu’elle trouva la solution, se disant subitement qu’il n’était pas un simple dresseur et qu’elle se devait d’utiliser ses pouvoirs psychiques en transmettant les ordres par la pensée.

Lin ordonna à Gallame de refaire sans bouger une rafale-psy afin de prendre l’adversaire totalement au dépourvu et de peut-être le mettre au tapis. L’initiative de la jeune femme prit Ven et son pokémon au dépourvu, touchant Grotadmorv de plein fouet mais ne le mettant pas hors combat pour autant. « Bien joué, fit Ven à son encontre, mais cela ne suffira pas pour me battre.

- C’est ce qu’on verra, espèce de gros prétentieux. » Sans attendre, elle ordonna à son pokémon d refaire exactement la même attaque tandis que Ven s’amusait à lui envoyer quelques remarques que lui seul trouvait amusante ce qui, au bout de trois rafales, eut raison de son pokémon.

« Lin gagne la première manche face à Ven, annonça Red que ce combat amusait beaucoup plus que le précédent qui lui avait seulement fait comprendre la puissance du champion de Voilaroc. Que la seconde commence ! » Sans attendre, et fou de rage d’avoir perdu la première manche, Ven lança sur le terrain son Ectoplasma avec lequel il était complice depuis des années. En face, Lin choisit son Xatu.

« Ectoplasma, plonge-moi le pokémon de cette petite fille dans un long cauchemar ! cria Ven fou de rage. » Mais avant qu’il ne puisse utiliser son attaque, le pokémon de la jeune femme qui lui parlait par la pensée s’était envolé loin au-dessus de l’arène et planait maintenant en rond autour de son adversaire. Bientôt, elle allait sans savoir ce qui allait se produire lui ordonner de faire aeropique sur le pokémon de Ven afin de le frapper violemment. « Tu ne t’en tireras pas comme cela, lui lança le champion des pokémons poison sûr de lui. Je n’ai pas dit mon dernier mot.

- Moi non plus, ne t’en fais pas. » Et sur ces paroles, le Xatu de la jeune femme descendit droit vers l’adversaire, certaine de le mettre hors combat du premier coup. « Ectoplasma, fais un pas sur le côté et attrape moi ce piaf en plein vol ! » Avant de réaliser ce qu’il lui arrivait, le Xatu de Lin avait été saisit par une immonde chose gluante qui n’était autre que la langue du pokémon de Ven et tombait peu à peu dans un sommeil profond.

« Mince ! pesta la jeune femme, ce qui n’eut pour simple effet que de provoquer le rire de Ven. » De son côté, Ectoplasma reposa à terre le pokémon oiseau désormais endormis et commença à user de la technique indiquée par son maître : Dévorêve. « Tu vas comprendre la puissance de mon équipe et apprendre qu’il ne faut pas me prendre à la légère. » Mais, avant qu’il n’aille trop loin, Lin leva le bras afin d’abandonner la manche et de donner ainsi le point au champion des pokémon de type poison.

« Ven remporte la seconde manche ! lança Red. Je ne rappelle que seulement un seul d’entre vous pourra aller avec Steven chercher Arceus et que celui-là sera celui qui réussira la dernière manche. Qu’elle commence maintenant ! »

« Gardevoir, c’est à toi, je compte sur ton pouvoir

- Nidoking, à toi de jouer ! »

Sans patienter une seule seconde de plus, Ven lança une attaque bélier vers le Gardevoir qui se contenta d’un reflet pour se mettre dans son dos et lui asséner un violent choc mental. « Alors c’est comme ça qu’on se la joue, pas vrai ? lança ironiquement Ven dont le Nidoking avait encaissé le coup de la jeune femme.

- Désolé, je n’ai vraiment aucune pitié pour les pervers. Gardevoir, Damoclès ! » Nidoking, sous les ordres de Ven et très rapidement, se mit à l’écart malgré que l’attaque de Gardevoir le frôla. « Un choc mental, maintenant ! » Le pokémon de Ven encaissa. « Encore ! cria Lin. » Il reprit un autre coup en pleine face. « Maintenant Gardevoir, utilise poing glace !

- Empal-Korne ! »

Le choc des deux attaques fut brutal et on ne vit dans les tribunes qu’à peine l’attaque du pokémon de Lin qui fut expulsé sur plusieurs mètres et resta au sol sans bouger. Malgré cela, le Nidoking de Ven restait debout, sans bouger, encore prêt à combattre durant des heures.

Red se leva et annonça alors les résultats : « Le gagnant de cette deuxième finale est…

- Lin ! »

Chapitre 20 : La première manche du tournois

Ligue pokémon de Kanto

Après le tirage au sort des champions devant s’affronter, un tableau avait été affiché dans la ligue ordonnant aux dresseurs choisis d’aller directement s’installer. Red, voulant que cela aille au plus vite, décida que seulement les deux derniers matchs de finale serait fait à part. Pour les quatre qui allaient se dérouler à l’instant, ils se feront en même temps histoire que cela aille plus vite. Dans la première poule se trouvait le Major Bob, Pierre, Steven, et Albert. Pour la seconde était regroupés les champions restant, c’est-à-dire : Lin, Inezia, Hector, ainsi que Ven. Seul deux champions seraient nommés pour aller chercher Arceus mais pour le moment, Edmund s’en fichait royalement.

Alors que les combats commençaient, le jeune champion d’arène s’était avancé vers Clément qui s’était assis en face du stade afin de voir les prouesses des champions, tout cela sous les ordres de son maître qui pensait que c’était une idée parfaite pour s’entraîner. Du coin de l’œil, il jetait quelques regards à son grand rival qu’il avait vu s’avancer dans sa direction.

« Bonjour Clément. Tu vas bien depuis notre dernière rencontre ? »

Visiblement le jeune dresseur était timide à la vue du champion et n’était pas vraiment décidé à lui parler de ce qu’il était en train de vivre. Malgré qu’il s’était longtemps préparé à l’idée de revoir celui qu’il considérait comme son grand rival afin de le demander en duel, le jeune homme voyait alors tout son courage disparaître à sa vue.

« Il est avec moi, annonça une voix bien connue d’Edmund dans son dos. C’est moi qui aie voulu qu’il suive ce tournoi afin de pouvoir se perfectionner encore un peu plus. »

Surprit par cette révélation, Edmund regarda son interlocuteur, qui n’était autre que le maître de la ligue, droit dans les yeux. « Je vais tout t’expliquer si tu veux bien. Suis-moi un peu plus loin. »

Tandis que se déroulaient sur le terrain de la ligue le tournoi de pokémon, les deux hommes sortirent de la ligue et s’assirent sur un banc à l’entrée de cette dernière. Durant la durée du problème, Red avait fermé les portes de la ligue pokémon, promettant aux dresseurs de la rouvrirent au plus vite même s’il ne savait pas quand ils auraient la chance d’arrêter Diego.

« Alors comme cela tu as rencontré Clément… Cela m’a fait bizarre de le voir ici, il m’affrontait tous les jours dans le temps, au point que j’avais à la fin peur de le battre.

- Il est devenue beaucoup plus fort maintenant. Tu sais, Edmund, il est vraiment impressionné par toi. Je crois même qu’il te considère comme son idole. Et ça ne m’étonne pas du tout de toi.

- Explique-moi pourquoi vous en êtes arrivés là ? continua le champion d’Azuria qui se faisait du souci pour le jeune dresseur.

- Il t’a suivi jusque sur le mont argenté il y a quelques jours après que le match que vous étiez en train de livrer soit interrompu. Je ne sais pas comment il est arrivé là malgré la garde mais il y est parvenu. Et si je l’ai pris sous mon aile, c’est que Cresselia m’a dit en rêve qu’il aurait un rôle très important à jouer dans cette bataille.

- Clément aurait un rôle à jouer si important ? s’étonna Edmund qui revoyait seulement le jeune dresseur perdre face à tous les dresseurs de la région sans presque jamais gagner un seul combat.

- Il est déjà bien plus fort que de nombreux champions qui se trouvent à l’intérieur… »

Les mots de Red plongèrent Edmund dans une étrange méditation. Clément était un jeune dresseur avec lequel il entretenait une grande affinité mais qu’il n’avait jamais vu comme un grand dresseur de pokémons et qu’il ne pensait pas capable de vaincre qui que ce soit. Même s’il considérait celui-ci presque comme son fils, il ne pensait pas qu’il en était déjà arrivé si loin. Mais si Red et Cresselia le disait, c’était sans doute parce qu’il y avait quelque chose en ce jeune homme qu’il ne savait pas encore. Soudain, alors qu’il pensait au destin du jeune dresseur, il se souvint des paroles du maître lors de l’assemblée.

« Tu disais que tu désirais me confier une mission spéciale tout à l’heure ? reprit-il en se demandant ce que lui réservait le maître de la ligue.

- Je veux que tu ailles enquêter au mont argentée pour savoir exactement de quelle menace il s’agit. J’ai longtemps réfléchit à qui je pouvais envoyer là-bas. Mais tu es la personne en qui j’ai le plus confiance en ce monde et tu le sais. »

A cela, Edmund hocha la tête, approuvant les paroles du maître. « Je le sais, ne t’en fais pas pour ça.

- Merci, répondit Red, tu es sans doute le meilleur des petits frères que j’ai eu.

- Arrête ça ! répliqua Edmund en riant de bon cœur et en lui donnant une tape dans l’épaule. Je suis le seul frère que tu ais. » A cela, les deux hommes se regardèrent dans les yeux et se sourirent car même après toutes ces années passées, ils avaient gardés leur grande complicité de frère qui ne les quitterais sans doute jamais. « Je compte sur toi pour revenir en vie, reprit Red, mais je sais que tu as toujours eu de la chance là-dessus.

- Ne t’en fais pas, tu vas devoir me supporter encore longtemps. En mon absence, prends soin de Clément, il a besoin de ton aide et nous avons besoin de la sienne si ce que tu m’as dit est vrai. »

Alors qu’ils parlaient, les deux frères furent interrompus par Cynthia qui venait leur annoncer la fin des combats. De retour sur le stade, Red prit connaissance des résultats avant d’organiser les deux derniers combats, ceux qui auraient bien plus d’ampleur que les autres. Pierre avait vaincu le Major Bob, se retrouvant en final avec le jeune Steven qui avait littéralement écrasé Albert. De l’autre côté, la belle Lin venait de vaincre sans le moindre problème Inezia, attendant son prochain combat contre Ven.

De retour dans le stade, Red monta sur l’estrade et demanda aux deux prochains concurrents de se mettre en place pour la finale.

Steven, fixant Pierre dans les yeux et souriant, sortit sa première pokéball, bien décidé à mettre un terme à son adversaire le plus rapidement possible et sans lui laisser la moindre chance. Pierre avait un peu peur, le jeune homme avait beau être dresseur depuis peu de temps, on disait déjà dans tout Sinnoh que son Lucario était la terreur de tous les aspirants au badge de Voilaroc. Le combat allait être terrible.

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